Les îles croates

Les îles croates

Les îles croates

La Dalmatie, c’est aussi et surtout les îles : Brac, Vis, Hvar, Korcula, la presqu’île de Peljesac, Lastovo, Mljet et le chapelet d’îles Elafites à deux pas de la belle Dubrovnik.

La Croatie compte 698 îles, 389 îlots et 78 récifs ce qui fait de l’archipel croate le plus important de la mer Adriatique et le second plus important de la mer Méditerranée (l’archipel grec étant le plus important).

Les îles de Croatie totalisent 4 058 km de côte.

L’île de Brac

L’île de Brac est une île de la mer Adriatique située en Croatie au large de la côte dalmate.
D’une superficie de 396 km², c’est la troisième plus grande île de l’Adriatique, la deuxième en Croatie et la plus grande île de la côte dalmate. Elle comporte un aéroport, l’Aéroport de Brac.

L’île est notamment connue pour la plage de sable de Bol, en forme de virgule et appelée Zlatni rat.

Son point culminant est Vidova Gora, à 778 m. C’est le point le plus haut de la mer Adriatique.

L’île de Brac est un plateau calcaire, dont les reliefs sud, plus élevés que ceux du nord, dominent l’île de Hvar, située à quelques kilomètres. Entre le point de vue de Vidova Gora au dessus du village de Bol, et le canyon de Blaca et son monastère, l’île ne manque pas d’intérêts.

Site officiel de l’île de Brac :http://www.bracinfo.com/fr/

L’île de Hvar

Hvar est une île croate de la mer Adriatique. C’est l’une des îles les plus touristiques de Croatie.

Les premiers habitants de Hvar furent les Illyriens au IVe siècle. Ils se défendirent vaillamment contre les Grecs mais ceux-ci finirent par envahir l’île. Les Grecs fondèrent alors la colonie de Faros, ancêtre de la ville de Stari Grad. En 219 avant J.-C., les Romains la conquirent. À la chute de l’Empire romain d’Occident, Hvar devint byzantine. Aux VIIe et VIIIe siècles, des Slaves s’y installèrent. Les siècles suivants furent marqués par des querelles incessantes entre Byzance, Venise et les souverains hungaro-croates au sujet du contrôle de Hvar. En 1331, c’est Venise, la plus puissante, qui annexa l’île dalmate. Les habitants de Hvar se soulevèrent à plusieurs reprises mais sans succès. La suite suivit les aléas de l’histoire, elle fut tour à tour française, autrichienne, yougoslave et enfin croate.

L’île est dotée d’un riche patrimoine historique datant du temps des Grecs, le seul parcellaire agricole grec (IIIe siècle av. J.-C.) au monde est conservé presque intégralement entre les villes de Stari Grad et Jelsa. La plus longue des îles dalmates, elle, possède encore des parties restées secrètes et cachées au tourisme de masse. Toute la côte nord de l’île est agrémentée de criques avec des petites plages, parfois habitées, parfois isolées, bon mouillage pour des bateaux de plaisance.

Hvar est également le nom d’une des villes principales de l’île, située dans la partie ouest de l’île. Possédant la plus grande place sur la côte croate, elle est riche en bâtiments de l’époque gothique et de la renaissance. Deux forts couronnent la ville, le fort Spagnola construit par les Vénitiens et le fort Napoléon, construit par les Français.

Site officiel de l’île de Hvar : http://www.hvarinfo.com/fr/

 L’île de Korcula

orcula est une île de la mer Adriatique appartenant à la Croatie.

Site officiel de l’île de Korcula :http://www.korculainfo.com/z/fr/

Histoire

Korcula (en italien Curzola) a été fondée par les Grecs au IVe siècle av. J.-C. (Corcyra Melaina, en français Corcyre noire). La forteresse de la ville, construite avec des pierres provenant de l’île voisine, Vrnik, a pris sa forme actuelle aux XIVe et XVe siècles. Les ouvres d’artistes illustres de la culture croate, comme Marko Andrijic, Blaz Jurjev Trogiranin, Ivan Progonovic, voisinent avec celles du Tintoret, de Tiziano Aspetti, de Leandro Bassano et d’autres encore. Avec les collections d’objets d’arts, elles ornent la ville. Ce fut un parcours historique long et passionnant, qui conduisit jusqu’à aujourd’hui, Korcula, la ville et l’île de la mer Adriatique.

En quittant la ville de Korcula, véritable musée en plein air et lieu de naissance de Marco Polo, on trouve la riche verdure de l’île, les villages de viticulteurs, de producteurs d’huile d’olive et de pêcheurs. Les produits les plus renommés de l’île sont les vins – rouge fougueux (Plavac) et blancs enjôleurs (Posip, Grk et Rukatac) – et l’huile d’olive pressée comme autrefois. Dans la soirée, après une baignade dans une eau claire et tempérée qui entoure les cinquante îles et îlots de l’archipel de Korcula, les visiteurs de tous les horizons peuvent apprécier les danses de combat d’épées, Moreska et Kumpanija, souvenirs des siècles passés.

Aujourd’hui, Korcula est l’île la plus peuplée de Croatie, une île de gens joyeux et bons vivants. Cela fait plus de cent ans que les visiteurs sillonnent l’île ; le tourisme y est, pour ainsi dire, une tradition.

Coutumes et Folklore

L’île de Korcula est très connue pour ses combats d’épées typiques dont la tradition a été préservée depuis des siècles. Parmi les plus célèbres, on trouve celui de la ville de Korcula, la Moreska, celui de la Mostra de Zrnovo, celui de la Kumpanija de Blato, Smokvica et Cara. Ces batailles folkloriques sont organisées pendant la saison touristique et lors des fêtes votives.

La Moreska (prononcé comme « moréchqua ») est un combat d’épées entre les armées du roi blanc et du roi noir, pour la princesse qui a été capturée par le roi noir. Après de vifs combats se déroulant en sept manches, le roi blanc gagne et libère la princesse. Le combat est accompagné d’une marche militaire jouée par un ensemble d’instruments à vent. Ce combat de tradition espagnole existe depuis le XVe siècle à Korcula. La Moreska est bien plus qu’une simple manifestation folklorique. Elle fait partie de l’identité de la ville et représente le symbole de la lutte de Korcula pour la liberté. Le spectacle de Moreska est présenté le jour de Saint Théodore (Sveti Todor) et plusieurs fois pendant la saison estivale.

La Mostra (prononcé comme « mochtra »), qui vient de Postrana de Zrnovo, est un combat d’épées très ancien entre deux armées, qui se déroule au son de la cornemuse. Après dix danses différentes avec les épées, le spectacle prend fin dans l’allégresse générale. Il est suivi de danses folkloriques exécutées par les jeunes du village. Depuis ces dernières années, le combat d’épées ne se termine plus par la mise à mort d’un taureau, comme le voulait le règlement de 1620. Les avis étaient partagés, entre ceux qui considéraient ce sacrifice comme un acte barbare, et ceux qui voulaient maintenir une tradition millénaire. Ce sacrifice qui consistait à trancher la tête de l’animal avec une lourde épée, est à relier à la tradition méditerranéenne de la tauromachie (du grec tauros + mahia > taureau + combat) remontant à l’époque de la culture minoenne au IIe millénaire av. J.-C.

La Kumpanija à Blato est un combat entre deux armées, qui doivent montrer leur ardeur pour défendre leur terre natale. Cette pièce évoque les temps anciens, l’époque où la défense de l’île était confiée à des compagnies de réservistes, Kumpanije. Après que le chef du village a donné sa permission, le commandant de la garnison Kapitan commence le combat avec la ples od boja (danse de guerre) composées de plusieurs scènes dansées. La partie la plus impressionnante est celle du porteur du drapeau (Alfir), danse effectuée avec un grand drapeau. La Kumpanija est accompagnée par les roulements d’un gros tambour de guerre et par une cornemuse. Quand la Kumpanija prend fin, les valeureux combattants et leurs amies montrent leur joie avec la danse Tanac. Le sacrifice rituel du taureau ne se fait plus à Blato, depuis la Seconde Guerre mondiale.

La Kumpanija est également un spectacle traditionnel de Cara et Smokvica.

Lumbarda et Smokvica ont préservé une autre danse traditionnelle : Trganje narance (cueillette d’orange) dans laquelle les danseurs accompagnés par un chanteur honorent les plus belles filles et le chef du village. Les danses traditionnelles de l’île sont aussi très pittoresques, accompagnées par la cornemuse, l’accordéon, le tambour : Manfrina, Dva pasa, Cetiri pasa, Pritilica, Tanac et d’autres encore.

La plupart des chants folkloriques de l’île sont des chants de pêcheurs ou de marins, et de leurs amies. Certains sont entraînants et gais, d’autres, aux tons plus nostalgiques, évoquent l’éternelle question du retour des marins. Beaucoup de marins pensent que les plus beaux chants folkloriques croates sont ceux chantés, les soirs d’été, par les pêcheurs de Vela Luka. Sur l’île quelques personnes chantent encore d’anciennes chansons de geste, en vers de dix pieds, accompagnées par la guzla. Elles jouent encore d’instruments rares comme la Curominka (sorte de flûte).

A Orebic, proche voisine sur la péninsule de Peljesac, on continue de danser La polonaise des Capitaines (une ancienne danse des capitaines avec leur fiancées), lors des fêtes locales et pendant la saison estivale.

Un sport très populaire, le buce (les boules ; sorte de pétanque) est toujours commenté de bruyants propos et exclamations et accompagné de bon vin. Dans toutes les villes et villages de l’île, les hommes jouent à la buce.


Faune et flore

Flore

Korcula est l’île la plus boisée de Croatie. Les forêts et bois occupent 61% de sa superficie. Sur la surface restante, on trouve de nombreuses oliveraies et vignobles, ainsi que d’autres cultures. Moins de 5% de la terre n’est pas exploitable (pierrailles). La construction navale et sa dépendance à l’approvisionnement en bois, ainsi que l’absence de grands élevages de bétail ont sauvé les forets de l’île. Pour les propriétaires fonciers, l’exploitation forestière a, aujourd’hui, perdu de son importance. Des centaines de kilomètres de sentiers forestiers, ainsi que d’autres barrières naturelles de protection naturelle contre le feu ont disparu. Aussi, le plus grand danger pour les arbres de Korcula est le feu. La futaie de Korcula est composée de nombreuses essences, principalement de pins d’Alep (Pinus halepensis Mill.), de pins maritimes (Pinus maritima), de pins noirs (Pinus nigra), de pins parasols (Pinus pinea L.) et de chênes verts (Quercus illex L.). On trouve en plus, d’autres espèces comme l’olivier sauvage (Olea Oleaster Fiori), le frêne sombre (Fraxinus Ornus L.), le genévrier à épines (Juniperus oxycedrus L.), et à proximité des villages et le long des chemins de nombreux cyprès (Cypressus semperviens L.).

De grandes étendues sont recouvertes de buissons ras plus connus sous le nom générique de maquis (Makija). En plus des buissons de chênes verts et de genévriers présents dans le maquis, poussent également des arbousiers (Arbutus unedo L.), des myrtes (Myrtus communis L.), des palmiers (Phillyrea latifolia L.), des viornes toujours vertes (Viburnus tinus L.), de la bruyère (Erica arborea L.). Les fleurs blanches et les fruits rouges sucrés mettent les arbousiers (« l’arbre à fraises ») en évidence dans le maquis. Les lauriers (Laurus nobilis L.) ornent les chemins près de bourgades et le cours des maisons. Les plantes médicinales et aromatiques ont une grande valeur : la sauge, le romarin, la marjolaine, la menthe, l’origan. Beaucoup d’herbes sauvages, comme le pissenlit, sont cuisinées et assaisonnées avec de l’huile d’olive. Pour la grande valeur de leur bois, de nombreux mûriers ont été plantés, mûres blanches et noires ; l’allée des tilleuls de Blato est aussi très connue.

A l’époque contemporaine, des arbres, buissons et fleurs ornementaux ont été plantés à Korcula. Il s’agit, entre autres, de palmiers, de lauriers-roses, de bougainvillées, d’agaves et de cactus.

Faune

De nombreux coléoptères et autres insectes, des reptiles et lézards et de magnifiques oiseaux font la richesse du monde animal de Korcula. Parmi les reptiles on trouve la couleuvre esculape, non venimeuse, à quatre rayures (Coluber quattorlineatus), le plus grand serpent d’Europe. C’est un serpent protégé par la loi. Il peut atteindre jusqu’à trois mètres de long. Le lézard Ophesaurus apodus avec ses pattes déformées est particulièrement original. Beaucoup le prennent pour un serpent, bien qu’il soit un lézard craintif et utile à l’homme.

De nombreuses espèces d’oiseaux vivent sur l’île, merles ou rossignols. On peut apprécier leurs chants et observer leurs vols dans les bois touffus et les champs fertiles. D’imposants grands ducs vivent dans les forêts de pins, ainsi que des griffons, des vautours et des faucons. Il est impensable d’imaginer Korcula sans mouette ou sans vol d’oiseaux migrateurs à l’époque des migrations.

Parmi les mammifères, en plus des mangoustes, des martres, des belettes et des lapins, on note la présence de chacals. C’est le dernier animal européen de ce genre (Canis aureus) existant encore. Depuis les années 1980, un grand nombre de sangliers sont arrivés à la nage sur les îles dalmatiennes, alors qu’ils n’existaient pas auparavant. Ils causent de nombreux dégâts aux cultures de Korcula et sont considérés comme des animaux nuisibles. Il n’y a pas de période où la chasse soit interdite pour cette espèce. Les animaux domestiques utilisés pour les travaux sont l’âne et la mule. On élève quelques moutons, pour avoir du lait et faire du fromage. Chaque ferme élève son propre porc. La mer qui entoure Korcula est riche en poisson. Au cours d’une balade en mer, il est fréquent d’avoir la joie de rencontrer des dauphins. En 1994 dans les « Skoji », on a aperçu un phoque méditerranéen (Monachus albiventer). Des bateaux, on peut voir les vols d’oiseaux pêcheurs et des grondins bleus en vol au-dessus des vagues.

L’île de Mljet

L’île de Mljet est une île de Croatie située entre l’île de Korcula et la ville de Dubrovnik.

C’est la plus boisée des îles croates et même de l’Adriatique avec un littoral très échancré. C’est une île au cadre naturel magnifique classée Parc national croate pour sa partie occidentale, soit 31 km². Sa végétation est luxuriante, ses bois s’étendent jusqu’à la mer et sa faune est aussi très intéressante et riche.

Sur l’île se trouve deux lacs, le Malo jezero (petit lac) et le Veliko jezero (grand lac), reliés entre eux et à la mer par un détroit très étroit. Sur le Veliko jezero émerge une autre petite île appelée îlot de Veliko jezero sur laquelle a été construit un monastère de Bénédictins mineurs (XIIe siècle), dont les bâtiments sont aujourd’hui aménagés en hôtel.

Le parc national de Mljet est un parc national croate créé le 11 novembre 1960. Il se situe dans la partie septentrionale de l’île de Mljet, en mer Adriatique.

Il a été classé en raison de ses particularités rocheuses, de ses lacs salés qui abritent une flore endémique, de la fragilité de ses forêts, de la présence d’anciens monastères, basiliques ou palais romains et de sa richesse historique en général.

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