L’Egypte – Rando et bateau en Nubie

L’Egypte – Rando et bateau en Nubie

L’Égypte, officiellement la République arabe d’Égypte, est un pays d’Afrique du nord-est.
La partie nord-est du pays constituée par la péninsule du Sinaï se situe cependant en Asie.

Sa capitale est Le Caire, sa langue officielle est l’arabe, sa langue parlée est l’égyptien (arabe dialectal)
et sa monnaie est la livre égyptienne.

 Histoire

Durant près de trois millénaires, la vallée du Nil vit prospérer une des civilisations les plus brillantes de l’Histoire.
L’invention d’une écriture originale sous forme d’idéogrammes, les hiéroglyphes, peu de temps après l’apparition du cunéiforme en Mésopotamie vers -3300, fit sortir la race humaine de la Préhistoire. L’Égypte des pharaons put ainsi largement s’épanouir pour atteindre son apogée au XIIIe siècle avant notre ère, laissant une ouvre monumentale au patrimoine mondial.

Après de nombreuses invasions et occupations diverses (essentiellement Perses, Grecs, Romains et Byzantins), le pays tomba définitivement sous domination arabe au VIIe siècle de notre ère. En dépit d’une longue tutelle ottomane puis britannique, sa culture reste aujourd’hui encore fortement marquée par l’identité arabe, dont le président Nasser fut l’un des plus célèbres pionniers.

De nos jours l’Égypte s’inscrit dans un cadre politique moyen-oriental imprégné par ses nombreux conflits avec l’État d’Israël. Outre ses ouvrages monumentaux contemporains tels que le canal de Suez ou le haut barrage d’Assouan, elle demeure mondialement connue pour ses richesses archéologiques présentes dans de prestigieux musées internationaux. La disparition de nombreuses archives fait cependant que son histoire reste fragmentaire, bien que l’évolution des technologies nous permette de mieux en saisir la grandeur et la portée.

 Politique

La République arabe d’Égypte est officiellement une république démocratique.

Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République. Depuis 1981 Mohammed Hosni Moubarak occupe le poste de président, réélu lors de référendums tous les six ans. En 2005 l’élection pour la présidence était pour la première fois ouverte à d’autres candidats. Le pouvoir législatif appartient à l’Assemblée du Peuple (membres élus pour une durée de cinq ans par suffrage universel). Enfin une assemblée consultative, appelée la Choura, est consultée par le président de la République et l’Assemblée du Peuple sur les décisions politiques. Cette assemblée est composée de 264 membres dont deux tiers sont élus, et un tiers nommé par le président de la République.

L’islam est la religion d’État mais les libertés de pensée et de cultes sont officiellement assurées.

Des organisations défendant les Droits de l’Homme dénoncent des atteintes aux droits de l’Homme.

L’excision y est encore largement répandue bien qu’en décembre 1997, la Cour de cassation égyptienne a rendu un arrêt [réf. nécessaire] en faveur d’une interdiction gouvernementale des mutilations génitales féminines, dans lequel il est indiqué que les contrevenants s’exposent à des sanctions pénales et administratives. Il existe en outre un décret ministériel qui interdit ces pratiques. Malgré cette jurisprudence et ce décret, les MGF se perpétuent encore dans ce pays et concernerait plus de neuf femmes sur dix (voir le film Dunia)

 Géographie

Régions

On distingue généralement quatre régions, la Basse-Égypte, la Moyenne-Égypte, la Haute-Égypte et la Nubie.

L’Égypte multiplie les extrêmes : pays arabe le plus peuplé, 90 % de sa population habite dans une bande de terre fertile qui longe le Nil (24 km dans sa plus grande largeur près du Fayoum, en moyenne 10 km, mais peut n’avoir qu’une centaine de mètres). Le reste du territoire est désertique.

  • Au sud, le Nil se heurte à une barrière montagneuse ; à mesure qu’il se dirige vers le nord, le paysage devient de plus en plus plat et désertique.
  • Au nord du Caire, la vallée se transforme en un vaste delta de 200 kilomètres de large, semblable à un grand éventail fertile plongeant dans la Méditerranée.
  • À l’est de la vallée se trouve le désert d’Arabie, à l’ouest le désert de Libye, plateau aride ponctué de formations géologiques bizarres et d’oasis luxuriantes.
  • À l’est, par delà le canal de Suez, s’étend la péninsule du Sinaï, extension du désert d’Arabie, où le mont Sainte-Catherine culmine à 2 642 mètres.

Grandes villes

Outre la capitale, Le Caire qui comprend également Gizeh, les grandes villes égyptiennes sont les suivantes :
Alexandrie, Assouan, Assiout, Banha, Dahab, El Arich, El-Mahalla El-Kubra, Hurghada, Mansourah, Marsa Matrouh, Louxor, Karnak, Kôm Ombo, Port Safaga, Port Saïd, Charm el-Cheikh, Suez, Tanta, Zagazig, etc.

Climat

L’air y est particulièrement sec et salubre, et seul le Nil fait qu’on n’y retrouve pas totalement le climat saharien. En hiver, la température est douce et les gelées nocturnes sont exceptionnelles. Mis à part les mois de janvier, février et mars, parfois assez froids dans le nord, les températures moyennes avoisinent 20° sur la côte méditerranéenne (maximales 31°) et 28° à Assouan (maximales 50° !). Dans le désert, les extrêmes sont de rigueur – incandescent le jour, glacial la nuit.

Devenue sensiblement plus humide depuis la construction du haut barrage, la Haute-Égypte ignorait pratiquement la pluie dans l’Antiquité, au point que celle-ci apparaissait comme un présage, en général funeste, aux yeux de ses habitants.

Le delta du Nil et surtout le cordon littoral connaissent une moins grande sécheresse. Pendant l’hiver, de violentes ondées transforment la région en marécages, mais ces précipitations restent encore assez rares (la moyenne au Caire est de six jours de pluie par an). Alexandrie est la ville égyptienne qui reçoit le plus de précipitations, environ 19 cm/an, tandis qu’Assouan ne reçoit qu’environ 10 mm tous les cinq ans.

Au printemps sévit assez souvent le khamsin, un vent sec, chaud et très poussiéreux, souffle brulant des déserts du sud-est. À la vitesse de 150 km/h, il arrache les feuilles des arbres et donne au ciel une teinte orange foncé ; l’air se charge de poussière ce qui rend la respiration oppressante. Pendant ces cinquante jours (d’où le nom de cette saison), l’Égypte connait quelques violents orages, autrefois symbolisés par le dieu Seth.

En été, la température est élevée, mais le soir une brise régulière du nord rafraichit l’atmosphère ; cette chaleur sèche est en fait plus supportable qu’une chaleur humide.

Ce grand soleil, cette chaleur sèche n’ont pas été sans influer sur les mours des anciens Égyptiens : le besoin de vêtements ne se faisait guère sentir, mais la perruque était utile pour se protéger des rayons du soleil ; les bains et les soins de la toilette rafraichissaient l’épiderme, tandis que les fards, les cosmétiques, les parfums protégeaient la peau et les yeux de la réverbération solaire, et masquaient l’odeur de la transpiration.

C’est aussi pour recueillir quelque fraicheur que l’on construisait en briques épaisses, que l’on travaillait sous les vérandas et que les gens aisés cachaient leurs demeures dans la verdure des jardins.

Flore et faune

Si l’Égypte est à 94 % désertique, elle n’en abrite pas moins divers écosystèmes qui se sont adaptés à des conditions particulièrement hostiles : lotus, papyrus, palmiers, tamaris, acacias, jacarandas, poincianas, mangroves…

Côté faune, on dénombre environ quatre cent trente espèces d’oiseaux et une centaine de mammifères, au nombre desquels les dromadaires, les ânes et les gazelles. On comptait auparavant une variété extraordinaire de grands mammifères (léopards, oryx, hyènes, lynx du désert.), aujourd’hui anéantis par la chasse. Très à leur aise, en revanche, trente-quatre espèces de serpents, des scorpions et quelques crocodiles vivent du côté d’Assouan.

 Economie

Le pays est en proie à de grandes difficultés économiques. Autrefois essentiellement agraire, l’économie égyptienne tente désormais de se diversifier vers des domaines comme le tourisme ou l’industrie. Les principaux partenaires économiques de l’Égypte (en 2004) sont les États-Unis, l’Union européenne, et le Japon. Les principales ressources économiques de l’Égypte sont le pétrole, les métaux, le tourisme et l’agriculture (surtout le coton).

 Culture

 CultureLes fêtes religieuses varient suivant le calendrier lunaire (Baîrams, Aïd el-Kebir, Mouled el-Nabi).
Le calendrier islamique étant plus court que le calendrier grégorien, les fêtes religieuses reculent de onze jours environ tous les ans. Le ramadan est respecté, quoi que beaucoup d’égyptiens tentent de contourner la règle du jeûne en modifiant leurs heures de veille. L’abstinence et le manque de sommeil rend les gens parfois irritables à cette période. Mais le ramadan est également un temps important pour les égyptiens musulmans, pour faire des rencontres et participer aux nombreuses fêtes qui débutent à la rupture du jeûne.

 Religions

La majorité des égyptiens se réclament de l’islam, introduit en Égypte en 642. L’autorité religieuse suprême est le sheikh d’Al-Azhar, qui prétend définir la ligne officielle de l’islam sunnite sur la plupart des sujets.

Les Coptes forment la principale minorité religieuse , avec une forte représentation dans les régions de Haute-Égypte (Beni Suef, El Minya, Assiout, Sohag, Kénèh, Louxor). Avant l’arrivée de l’islam, le christianisme était la religion prédominante dans le pays, l’un des premiers à avoir embrassé cette nouvelle foi. Les Coptes sont la résultante d’une scission de l’Église orthodoxe d’Orient. Longtemps voués à la vie monastique, ils constituent aujourd’hui une élite cultivée (dont le représentant le plus connu est l’ancien Secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali) et une minorité économiquement puissante.

Divers incidents confessionnels ont lieu périodiquement comme par exemple le vendredi 28 octobre 2005, à Alexandrie où des milliers de musulmans s’en sont pris à l’église copte-orthodoxe Saint Georges en jetant des pierres et en criant des injures antichrétiennes, suite à une pièce de théâtre représentant Mahomet jugée blasphématoire par la communauté musulmane d’Egypte. Cette altercation a provoqué la mort de 3 personnes et en a blessé 80 autres.

Le bahaïsme est apparu au milieu du XIXe siècle avec comme premier apôtre Al-Mirza Ali Mohamed Al-Chirazi, né en 1844 ; Hussein Ali Nourri, né en Iran en 1810, est le véritable fondateur du bahaïsme qui compte près de six millions de bahaïs dans le monde, principalement en Iran. Les bahaïs égyptiens, estimés à environ 10 000 personnes, ont obtenu le droit, par le tribunal de première instance d’Alexandrie, d’inscrire leur confession sur leur carte d’identité. La Haute Cour administrative a toutefois suspendu ce verdict. Les bahaïs, qui refusent l’inscription du nom d’une des trois religions reconnues nationalement, demeurent donc toujours sans cartes d’identité valables.

Pour ce qui est des Juifs, les différentes communautés vivant dans ce pays à toutes les époques ont subi des persécutions plus ou moins importantes au cours du temps (sous Trajan à l’époque romaine) et préférèrent quitter l’Égypte entre 1956 et 1967 (période de montée de puissance de l’État juif en Israël), quand la vie politique et religieuse était difficile pour toutes les religions à cause de l’hostilité du régime de Nasser. De ce fait, il n’en reste pratiquement plus, alors que la communauté d’Alexandrie, pour ne citer qu’elle, avait joué un rôle important.

Leave a comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *