L'archipel comprend environ 2 200 îles, îlots et îlots-rochers. Seules 33 îles sont habitées.
On les appelle Cyclades car elles forment un cercle autour de l'île sacrée de Délos.
Le nombre des îles considérées comme faisant partie des Cyclades a varié au cours de l'histoire.
Selon Strabon, on pensait dans l'Antiquité que le groupe comprenait originellement douze îles, auxquelles trois étaient venues s'ajouter par la suite; citant Artemidore, il énumère quinze îles dont sont alors absentes les îles du sud-est (Folegandros, Sikinos, Ios, Théra, Amorgos, Anaphi) qui sont alors désignées du nom de Sporades.
L'économie de Kythnos dut se reconvertir vers l'agriculture et la pêche.
Sérifos tirerait son nom du grec ancien sterifos signifiant « stérile ». Point culminant de l'île, le mont Troullos atteint 585 m.
L'histoire résumée : Quand Danaé met au monde Persée, fils qu'elle conçut de Zeus, le père de Danaé, Acrisios, roi d'Argos, jette la mère et le fils à la mer dans un coffre. Ce coffre atteint alors Sérifos et la femme et l'enfant trouvent refuge chez un pêcheur. Le roi de Sérifos, Polydectès, tombe amoureux de Danaé. Cet amour n'étant pas réciproque, Polydectès envoie Persée tuer Méduse, espérant qu'il y trouverait la mort. Vainqueur de son combat, en utilisant le bouclier d'Athéna comme miroir afin de ne pas être pétrifié par le regard de cette gorgone à la chevelure de serpents, Persée, revient avec la tête de Méduse et change en pierre le roi Polydectès. Dictys deviendra le roi de l'île.
Successivement sous l'influence des Athéniens, des Macédoniens et de la dynastie ptolémaïde, elle est conquise par les romains en 146 av. J.-C.
Les empereurs romains l'utilisent alors comme lieu d'exil pour des criminels d'état.
Les mines de Sérifos prospérèrent plus tard sous domination Vénitienne.
Elle a une superficie de 74 km² pour un littoral de 70 km. Son sommet (Profitis Ilias) s'élève à 680 m. Sa population était de 2 000 habitants en 1985.
Les principaux ports sont:
- Kamares
- Herronissos
- Faros
- Platy Yalos
- Vathi
Hormis Kamarès, l'activité touristique est surtout présente à Platy Yialos et Vathi grâce à leurs grandes plages.
Elle a une superficie de 32 km² et une population (1995) de 600 habitants. Elle se trouve à 101 milles marins du Pirée.
Les premiers habitants de l'île furent les Cariens et les Phéniciens. Les Minoens arrivèrent ensuite, menés par, dit la légende, Folégandros. Les Doriens puis les Athéniens s'installèrent ensuite.
Les Vénitiens de Marco Sanudo construisirent le kástro de la Chóra.
L'île a actuellement trois villages : Karavostási (le port), Chóra ou Folégandros (la capitale), et Áno Meriá.
De nos jours, la circulation des voitures est interdite dans Chora.
Un festival a lieu en juillet .
Folégandros fait partie des îles des Cyclades qui ne sont pas autosuffisantes en eau. Elle reçoit de l'eau tous les ans (et surtout l'été à cause de la saison touristique) depuis le port du Laurion en Attique, pour un coût moyen de 8,30 ? le mètre-cube.
Elle tiendrait son nom de Sikinos, fils d'un roi de Limnos, Thoanta. Dans l'antiquité, elle était aussi appelée Oinoï, en raison de ses nombreuses vignes. Ses premiers habitants seraient arrivés à l'époque mycénienne, puis, elle fut peuplée par les ioniens.
Au Ve siècle avant notre ère, elle était sous la domination d'Athènes.
Sikinos fait partie des îles des Cyclades qui ne sont pas autosuffisantes en eau. Elle reçoit de l'eau tous les ans (et surtout l'été à cause de la saison touristique) depuis le port du Laurion en Attique.
L'île, ainsi que celles de Thirassía et Aspronissi, est un vestige d'une île plus étendue partiellement détruite vers 1600 av. J.-C. au cours de l'éruption minoenne.
Santorin constitue l'un des principaux lieux touristiques de la Grèce, avec ses villages blancs à coupoles bleues perchés au sommet des falaises, ses panoramas sur les autres îles et la caldeira et ses sites archéologiques, notamment ceux de la ville antique de Théra et d'Akrotiri où furent retrouvés des ruines minoennes.
Le nom de Santorin est donné à l'île par les Vénitiens au XIIIe siècle en référence à Sainte Irène, la Aghia Irini que les marins étrangers appellent Santa Irini. Ce nom est conservé et évolue en Santo Rini puis Santorini.
Après le rattachement de l'archipel à la Grèce en 1840, celui-ci reprend officiellement le nom antique de Théra mais le nom de Santorin est toujours largement utilisé. Le nom officiel d'une des anciennes capitales de l'île, Pyrgos Kallistis, en français « Tour-de-Kallisté » fait référence à l'ancien nom de Kalliste.
Santorin a la forme d'un croissant ouvert vers l'est et au profil dissymétrique : son littoral occidental est constitué de falaises et l'altitude décroit progressivement vers la côte orientale qui est généralement basse.
D'après Hérodote, l'île est habitée par les Phéniciens lorsque le héros Théras fonde la colonie dorienne de Théra, à l'époque archaïque. Par la suite, l'île est occupée par différentes puissances : la ligue de Délos, l'Égypte ptolémaïque, les Romains, l'Empire byzantin, le duché de Naxos et les Vénitiens de 1204 à 1579, les Turcs jusqu'en 1821 et enfin la Grèce par le traité de Londres de 1840.
En 1956, l'île est touchée par un tremblement de terre qui fait une cinquantaine de victimes et détruit plus de 2 000 habitations.
En 1970 sont mis au jour les fresques d'Akrotiri, témoins de la civilisation minoenne remontant au IIe millénaire avant notre ère. D'importantes collections de céramiques ont été aussi dégagées du champ de fouilles. Ces ouvres d'art ont été épargnées par l'éruption minoenne et ensevelies sous les cendres volcaniques et la ponce.
Thucydide (I, 4) nous dit que Minos chassa de l'archipel ses premiers habitants, les Cariens. Hérodote ((I, 171) précise que les Cariens, aussi appelés Lélèges, étaient arrivés depuis le continent. Ils étaient totalement indépendants (« ils ne payaient aucun tribut »), mais fournissaient des marins aux navires de Minos.
Selon Hérodote, les Cariens auraient été les meilleurs guerriers de leur temps et auraient appris aux Grecs à mettre des crinières aux casques, à mettre des insignes sur les boucliers et à mettre des courroies pour tenir les boucliers.
Les Cariens auraient ensuite été chassés des Cyclades par les Doriens, suivis des Ioniens. Les Cariens seraient repassés sur le continent.
Les Cyclades connurent une grande prospérité lors du néolithique, en partie grâce à l'obsidienne, dont Milo, île volcanique, était une des principales sources. On trouve de l'obsidienne mélienne jusqu'en Thessalie et Asie Mineure.
En 308, elles sont gouvernées par Antigone le Borgne qui créa la Ligue des Nésiotes. Les Ptolémées les gouvernèrent ensuite, mais, vaincus à Andros en 228, ils les cédèrent aux Macédoniens d'Antigone III Doson. Après Cynocéphales, les îles passèrent aux Rhodiens puis aux Romains.
Mithridate, en 88 avant notre ère, après avoir chassé les Romains d'Asie s'intéressa à l'Égée. Son général Archélaüs soumit Délos et la plupart des Cyclades qu'il confia à Athènes qui s'était déclarée en faveur de Mithridate. Délos réussit à retourner dans le giron romain. Pour la punir, l'île fut dévastée par les troupes de Mithridate. La défaite de celui-ci par Sylla, Lucullus puis Pompée rendit l'archipel à Rome. Vespasien le constitua en province romaine.
En 727, les îles se révoltèrent contre l'Empereur iconoclaste Léon l'Isaurien. Cosmas, placé à la tête de la rébellion fut proclamé empereur. Il périt lors du siège de Constantinople. Léon rétablit brutalement son autorité sur les Cyclades.
En 769, les îles furent dévastées par les Slaves, puis pillées par les Sarrasins en 821. Ces derniers s'installèrent en Crète d'où ils menèrent des raids sur les Cyclades pendant plus de cent ans.
En 1204, la IVe Croisade s'empara de Constantinople, et les vainqueurs se partagèrent l'Empire byzantin. La souveraineté nominale sur les Cyclades échut aux Vénitiens. Ces derniers annoncèrent alors qu'ils laisseraient la gestion des îles à qui serait capable de s'en emparer pour eux. Cette nouvelle suscita de nombreuses vocations. De nombreux aventuriers armèrent des flottes à leurs frais et en 1207, s'emparèrent des Cyclades et y créèrent des États féodaux. André et Jérôme Ghisi (ou Ghizzi) devinrent maîtres de Tinos, Mykonos ainsi que de Skiros et Skopelos et les Pisani prirent Kéa. On vit aussi le passage des Guistiniani, des Michieti, des Dandoli. Les Sanudi, eux, fondèrent le duché de Naxos avec les principales îles comme Naxos, Paros, Antiparos, ou Milo.
La domination ottomane était mal vécue. Les Cyclades furent de tous les soulèvements importants, comme en 1770-1774, lors du bref passage des Russes de Catherine II.
- Amorgos
- Anafi
- Andros
- Délos
- Folégandros
- Ios
- Kéa
- Kythnos
- Milo
- Myconos
- Naxos
- Paros et Antiparos
- Petites Cyclades : Iraklia, Schinoussa, Koufonissia, Donoussa
- Santorin
- Sérifos
- Sifnos
- Sikinos
- Syros
- Tinos
![]() |

































