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HISTOIRE DE NOS SANDALS
Il y a 5 ans, un français installé sur le Nil eut l’idée de transformer un de ces bateaux en voilier de charme, avec salon-cabines-salles de bains etc...
Les sandals, très profonds, permettent en effet l’aménagement d’intérieurs très cosy.
La formule eut du succès et deux autres rénovations suivirent.
Deux familles voisines de Louxor se lancèrent aussi dans l’aventure et 4 autres bateaux furent transformés, portant ainsi «la flotte» des sandals du Nil à 7.
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Et l'été 2005, à notre tour, nous nous y sommes mis...
Mais, les sandals devenus rares, la recherche nécessita beaucoup d’énergie, car, d’Alexandrie à Assouan, il n’en existe sans doute pas plus d’une cinquantaine en activité.
Avec un peu de chance, nous avons fini par en dénicher une, puis deux puis trois de ces grandes felouques encore chargées de leurs pierres et dont les tailles respectables (de 22 à 24 mètres), nous offraient de belles perspectives d’aménagement.Sitôt acheté, sitôt amené au Caire, où il fallut convaincre l’un des nombreux chantiers navales du Caire de l’intérêt de notre idée avant de pouvoir tirer nos esquifs sur les rives du chantier.
Entre deux futurs bateaux de croisière de 70 mètres, nos sandals sont ridicules.
La construction commence, il fallut trouver les matériaux, discuter avec les techniciens, faire, défaire, refaire… mais au final, surprise, le bateau pris rapidement forme et nos angoisses s’estompèrent, car au final, l’expérience du chantier dans la construction de bateaux de croisières se révèle précieuse. De plus le projet intrigue les ouvriers du chantier, si bien que Turquoise, notre premier bateau était à l’eau en janvier.
Ensuite, un remorqueur le tira jusqu’à Edfou à 500 kms (à 60 km au sud de Louxor), ou notre équipe de felouquiers, passa encore deux semaines à installer gouvernail, mâts et voiles, tandis que Paul au Caire, terminait d’acheter les services de tables et les couvertures brodées !
Le résultat est superbe et surtout les experts felouquiers d’Assouan n’en reviennent pas des performances du bateau… il file à la vitesse de la felouque et est très maniable.
On le savait, mais çà rassure quand le constatez par vous-même.
Le premier petit groupe arriva le 11 février, le deuxième arriva le 18...
Pour l’instant tout se passe comme prévu.
Les débuts seront sûrement difficiles, car l’année 2005 affiche une perte de clients sur le Nil de l’ordre de 50% et ce ne sont pas les « caricatures » et la presse autour qui favorisera la destination.
Sur place rien ne se passe (comme d’habitude), ou tout au moins on ne remarque rien mais le Nil et l’Egypte sont éternels... et comme il est d’usage « inch Allah ».
Pendant ce temps, le deuxième sandal, Papyrus est en cours de construction.
Il suit le même chemin que son petit frère Turquoise et il devrait être à l’eau courant mai 2006. Restera ensuite Méroé pour septembre. En bref, si tout continue comme prévu il aura fallut un an, 200 000 € et des centaines d’heures de patience pour arriver à faire aboutir ce projet.
Nous attendrons une année d’expérience pour tirer les conclusions et les directions à prendre...
Pour l’instant, tout le monde positive : Jack à Paris, se démène pour trouver des clients et Paul continue à diriger au quotidien l’équipe du chantier. Les felouquiers prennent la relève sur le terrain et André, l’associé de Paul organise les treks dans le désert pour Nomade.
Notre expérience du Nil et des felouques est une longue histoire, aussi bien pour Paul l’Egyptien et André que pour Jack, créateur de nomade aventure, qui développa la formule « rando-felouque ».
Elle existait déjà, mais différemment. La formule retrouva une deuxième jeunesse, grâce aux compétences réunies, de Paul et André pour l’organisation et des felouquiers d’Assouan pour l’aspect pratique, sans lesquels rien n’aurait été possible.
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